dimanche 7 septembre 2008

Cuatrocienegas

Une semaine de plus qui s'achève. Celle-ci a été plutôt riche en événements. Non pas parceque c'était la semaine d'examens, mais parceque j'ai fait pas mal de trucs cool (cf. article Lucha Libre).
On est parti en week end à Cuatrocienegas, une immense réserve naturelle protégée, à environ 350 km au nord-ouest de Monterrey. Il s'est passé beaucoup de choses, j'vais essayer de vous raconter tout ça par ordre chronologique.

¤ Vendredi soir : on part en centre-ville avec Pilou pour louer une voiture. Ca se passe plutôt bien, on rentre à l'appart avec la caisse. Traversée de Monterrey, première conduite au Mexique. Faut pas avoir peur de prendre la priorité, ou de la laisser si le mec en face arrive vite ! On dirait qu'il y a pas vraiment de règles, mais ça roule plutôt bien. C'est juste quelques détails qu'il faut appréhender, comme par exemple les feux, qui sont situés de l'autre côté des carrefours. Il faut donc penser à s'arrêter avant le croisement, et pas en plein milieu. On peut doubler dans tous les sens aussi, à gauche, à droite, et je crois que si ils pouvaient doubler par au-dessus ils le feraient avec joie. Pour en revenir à la voiture qu'on a loué, c'est une petite citadine, Nissan, boîte manuelle (pas très courant ici), bref très sympa. Deux jours de location, kilometrage illimité, assurance comprise, pour une centaine d'euros. La soirée se déroule ensuite de manière assez classique, apero à l'appart avec pas mal de gens. Couché 5h.

¤ Samedi : 3 heures plus tard, le réveil sonne, sonne, et re-sonne. J'me lève malgrè tout, car c'est pour partir en voyage. On est super frais, l'appart est dans un état pas croyable, c'est génial. En route donc, on passe prendre Adrien, un autre pote français, on va faire le plein (20 euros d'essence...), quelques RedBull, et on file. Pas facile de sortir de Monterrey, on se trompe plusieurs fois, et on met une bonne heure à sortir de la ville. Une fois sur la bonne route, on lâche les chevaux. Route hyper large, pas grand monde, soleil, musique à fond, 150 au compteur. La première partie du trajet se passe bien, jusqu'à ce qu'on se fasse arrêter par les flics. Un gros pick-up nous suit, girophares, appels de phares, bon là faut s'arrêter. On sent déjà à ce moment là que ça va être galère. Trois jeunes étrangers dans une bagnole immatriculée dans un autre état : la proie idéale. Ils nous demandent nos papiers, puis ceux du véhicule, puis vérifient vite fait qu'on avait pas de drogue (on n'en avait pas). Ils finissent pas trouver quelque chose qui ne va pas : les plaques de la voiture sont périmées depuis fin 2006 (ici les plaques d'immatriculation se changent une fois par an). On a beau dire qu'on y est pour rien, rien à faire, va falloir les suivre au poste pour payer l'amende. On essaye d'appeler l'agence, pas de réponse. Un des flics passe plusieurs appels, pour voir ce qu'ils vont faire de nous. Au total on passe une bonne heure avec eux sur le côté de la route, en attendant on sait pas trop quoi. Pour faire passer le temps, ils nous tapent la discute, et nous laissent même faire des photos avec leurs armes, après nous les avoir montrées sous toutes les coutures. Irréel. C'est quoi ce film ? Ca finit comment ? Le tout avec la fatigue de la veille dans les pattes, et une énorme faim. Finalement, Pilou réussi à les corrompre, après une longue discussion. On leur file 500 pesos (35 euros), et ils nous laissent partir sans nous emmener au poste. Sur les photos on fait les rigolos, mais quand ils jouaient avec leurs flingues on faisait pas les malins.


Le flic a vérifié au moins 10 fois qu'il n'y avait
plus de balles dedans avant de nous le filer


La deuxième partie du voyage se passe mieux, on attaque une route un peu plus sinueuse, on traverse des paysages immenses, succession de plaines, de petits canyons et de montagnes. On arrive enfin au village de Cuatrocienegas, ça y est on est dans le Mexique authentique, après 5 heures de route. Ah oui, j'allais oublier le contrôle de la voiture par les militaires sur la route qui mène à la vallée. Contrôle anti-drogue, anti-armes. Ils n'arrêtent pas tout le monde, mais là encore, 3 jeunes gringos ça passe pas. Le mec regarde dans les vide poches, les pares soleil, etc, mais pas dans le coffre parcequ'il arrive pas à l'ouvrir !

On mange des tacos dans un ptit resto très sympa sur la place du village. Excellent. Ensuite on se dirige vers les sites à visiter. Après un ou deux kilomètres sur une piste digne du Paris-Dakar, on arrive au bord du Rio Mezquites, véritable oasis perdu au milieu du désert. On se fout à l'eau direct, car on en a plus que besoin. On explore un peu le site à la nage, en suivant le cours de la rivière. On croise quelques tortues qui font trempette comme nous. Le lieu se compose de petites maisonnettes posées au bord de l'eau, avec des barbecue en dur et des tables. Les photos sont un peu plus parlantes. On se pose donc dans une de ces cases, à proximité d'un groupe de jeunes mexicains.








Le paradis ...












On allume le feu, on prend l'apero dans l'eau (y avait pas d'eau dans les verres!), et ensuite on mange nos saucisses et nos croques-monsieur, dans le noir. On passe ensuite une soirée géniale avec les voisins. Super sympa. Je ne rentre pas dans les détails de la soirée, car y a les parents qui lisent le blog, mais on s'est bien amusé ! Juste avant le lever du soleil, on lance la tente 2 secondes de chez Decat' et on s'endort.


Petit combat de sabres laser

¤ Dimanche : Une poignée d'heures plus tard, on se fait réveiller par la chaleur et la musique du voisin. C'est pas plus mal, comme ça ça nous laisse un peu de temps pour explorer le reste des sites avant de repartir. Une rapide baignade et on reprend la route, direction la Poza Azul, petit étang dont le fond est constitué de je ne sais quel minéral qui lui donne cette couleur bleue turquoise. On passe aussi par las dunas de yeso, ensemble de dunes au sable ultra fin. Ambiance désert. A ver las fotos !


La Poza Azul





On the road again





Las Dunas de Yeso







Retour sur Monterrey dans l'aprem, en beaucoup moins de temps qu'à l'aller (3h30). Je fini de rédiger mon blog, je mange et je vais me coucher, parceque j'ai seulement 6 ou 7 heures de sommeil à mon actif sur tout le week end.

TOUTES LES PHOTOS ICI

samedi 30 août 2008

El taxi-nube

El taxi-nube, ça veut dire le taxi-nuage. Ca vient d'une reflexion qu'on s'est faite hier soir, dans le taxi qui nous emmenait au bar. Fenêtres ouvertes, cheveux au vent, musique à fond et un chauffeur-pilote, on avait vraiment l'impression d'être dans un nuage... Le tout, en bonne compagnie en plus. Ca résume bien la vie ici. Tranquilo.

Il est 14h, j'viens de me lever, après une courte nuit. J'suis rentré à 6h ce matin, en taxi. Heureusement qu'il y a des taxis, parceque je savais pas du tout où j'étais quand j'me suis réveillé ! Quel bonheur de pouvoir rentrer à n'importe quelle heure, toujours en short et en t-shirt. Autre petit détail qui cartonne aussi, j'peux aller en boite en short. Faut dire aussi que quand on arrive à plusieurs dizaines d'étrangers, ils sont plutôt contents de nous voir.

Jeudi soir, première expérience avec la police corrompue de Monterrey. Il était minuit environ, on venait de se faire déposer par le taxi en centre-ville, au barrio antiguo. Vu qu'on avait déjà bu quelques binouzes à l'apéro, il fallait faire la vidange. En bon français, on a voulu se soulager sur un arbre, dans un parc. On a à peine commencé que déjà deux flics viennent vers nous en nous appelant. On remballe vite fait et on commence à se barrer, mais ils nous menacent de nous emmener au poste si on s'arrête pas. Après avoir vérifier qu'on avait pas de drogue sur nous, il a fallu mettre la main au porte-monnaie pour qu'ils nous laissent tranquilles. On s'en est sorti pour 100 pesos chacun (6€). Ca fait cher le pipi quand même. Le problème c'est que les flics sont super mal payés, du coup ils se rattrapent avec les pots de vin.

Bon, petit programme de la journée : manger, guitare, et peut-être un ptit tennis s'il arrête de pleuvoir. Et ce soir on remet ça. Pas de voyage prévu ce week-end, le temps est pourri.



Apero surprise à l'appart


dimanche 24 août 2008

Coconut

Encore une nouvelle semaine de passée. Ca commence à défiler assez vite, maintenant que les cours sont bien commencés, l'emploi du temps tourne tout seul. Heureusement qu'il tourne pas trop vite, comme ça je peux encore le suivre !

Grande nouvelle, j'me suis remis au sport. Faut bien, pour éliminer un peu les tacos et la tequila. J'me suis donc acheté une raquette de tennis, au Soriana (supermarché où on trouve de tout), pour le même prix que ma guitare à peu près (35€). Pour l'instant je joue avec un français, et je vais essayer de trouver d'autres partenaires. Courts de tennis sur le campus bien sûr, accessibles quand on veut. Le décor est assez sympa pour jouer, entre les palmiers sur le côté et la montagne en toile de fond. J'ai plus l'impression d'être au Club Med qu'à la fac ! Il faut savoir aussi que je vais plus souvent à la fac avec ma guitare sur le dos qu'avec un vrai sac de cours.

Hier j'ai découvert une nouvelle activité aussi : l'ouverture de noix de coco. Pas si facile. Normalement il faut faire ça avec un clou et un marteau, mais comme je n'avais ni l'un ni l'autre, je l'ai fait avec une vis et une serviette de bain. Respect aux gens qui fabriquent les Bounty en tout cas, parcequ'ils doivent en passer du temps à décortiquer les noix de coco ! Un peu déçu par le goût par contre, c'est un peu amer. Je vais essayer de faire un gâteau, ou une quelconque recette avec. Ou mieux, une bouteille de rhum arrangé, si j'en trouve du bon.


dimanche 17 août 2008

Grutas de Garcia

Aujourd'hui dimanche, j'me suis fait une petite excursion à la campagne, pour aller visiter las Grutas de Garcia, avec mon colloc et 3 françaises. C'est marrant, le seul jour de la semaine où on se lève tôt, c'est le dimanche, pour partir en visite ! Las grutas de garcia donc, tout un réseau de cavernes à l'intérieur d'une montagne ; un ensemble de stalagtites et de stalagmites aux formes étranges, voire psychédéliques. Trajet en bus jusque là-bas, puis montée en téléphérique, puis visite guidée de la grotte. On n'a pas trop écouté le guide, qui ne faisait que répéter ce qu'il y avait sur les panneaux, on est plutôt restés derrière à essayer de faire des photos pas trop floues. Les galeries sont équipées d'escaliers, de passerelles, de marches en tout genre pour faciliter la progression des touristes. A la sortie de la visite, on a mangé un truc sur place (pas bon du tout d'ailleurs). L'attraction du repas a été la mouche qu'on a capturé dans un petit sachet plastique. On l'a prénommé Brenda, et elle est rentrée avec nous à Monterrey. On s'amuse comme on peu, hein.







Vous aviez déjà fait de la balançoire au Mexique, vous ?
Moi non plus, alors il fallait que j'essaye !


De retour à Monterrey, en bus, le déluge s'est abattu sur nous. Les rues se sont remplies d'eau en quelques dizaines de minutes, c'était assez impressionnant. Le temps de descendre du bus et de choper un taxi, on était rincés. Par contre, après, en arrivant sur Santa Catarina (là où j'habite), il n'avait même pas plu, le sol était sec.






Un peu plus emballé que par la première visite (Cola de Caballo), mais c'était pas encore ça. J'ai besoin d'excursions un peu plus sauvages, sans visite guidée, un peu d'aventure quoi. Peut-être, bientôt, la péninsule du Yucatan, pour aller voir les pyramides Mayas. Avec passage obligé à Cancun pour une ou deux soirées. Peut-être bientôt aussi, j'espère, South Padre Island, spot de kite renommé du Texas... Mais avant de pouvoir aller aux states il faut boucler la procédure d'enregistrement à l'immigration, et c'est un sacré bordel. J'y consacrerai un article une fois que tout sera bouclé.

Demain, début d'une nouvelle semaine, qui va passer très vite, je le sens. Demain on est le 18 aussi : Bon Anniversaire Maman !